Popper feuillet n°9

 

 

 

Husserl écrit

 

 « Est-ce que cet ego est l’homme,  l’homme donné dans l’intuition sensible qui est celle de la vie quotidienne ? »(p 91) 

 

Ces mots lus et recopiés dans  un avion en vol de Paris à Shanghai exigent une chose étrange et nouvelle pour la philosophie. Ils sont à prendre au pied de la lettre.  Peut-être que Descartes n’a jamais été pris au pied de la lettre parce qu’il n’a jamais été commenté dans un avion et sans l’habituelle pile de livres annexes,  de revues philosophique et de notes  qui accompagnent  en général le travail de bibliothèque.

 

Car c’est pour nous un interdit total , « un tabou » d’écrire que « l’ego est l’homme » et bien sur Husserl faisant  référence ici à la fameuse interpellation de Descartes « je pense donc je suis » elle est donc également pour nous fausse et inacceptable. Descartes suivi de Husserl nient la moitié du monde, celui de la femme, et donc il faut prendre leurs écrits au pied de la lettre pour les condamner parce l’ego de l’humanité est à la fois celui de  l’homme et  celui de la femme. 

 

 

 

Le réchauffement climatique est apparu comme un perturbateur dans un idéalisme philosophique qui était en train de se mondialiser sans bruit, qu’il s’agisse du droit de l’homme a transformer la nature, qu’il s’agisse du droit de gouverner par les nombre (combien de CO² et combien par nations) qu’il s’agisse de la définition de l’humain.

 

 

 

 

 

C’est ce qu’on peut découvre  en repartant de la fameuse phrase de Descartes «  je pense donc je suis ».  cette phrase a fait l’objet de tant d’analyses depuis l’année ou, enfermé dans son poêle en Hollande le philosophe français l’a écrite, qu’elle est devenue l’équivalent du droit de l’homme à piller la nature..

 

Il est donc catastrophique de voir un pays comme la Chine reposer sur l’idéalisme cartésien de même qu’il est catastrophique que les conventions entre parties n’utilisent que cette façon de raisonner (quel but, comment l’atteindre a quel prix?) alors qu’ils savent très bien qu’ils ne pourront ni outrepasser le nationalisme, ni rendre les objectifs de dépollution obligatoires, ni déplacer les populations menacées.

 

Le réchauffement climatique implique une confiance dans le réel ce qui est très loin d’être le cas. C’est vrai que l’idéalisme cartésien est rationnel. Au grand amour de sa vie , la princesse Christine de Suède n’écrit-il pas les lettres les plus raisonnables du monde ? Mais il y a un moment donné ou trop de rationnel tue le rationalisme, parce que la science a évolué et parce que l’idéalisme a été obligé de se développer en rendant obsolète les vieux raisonnements du 17°siècle sur l’existence de Dieu dans les méditations métaphysiques.

 

L’idéalisme philosophique s’est développé en trois étapes. Descartes disait « je pense donc je suis ». Puis Husserl est venu et avec sa formule citée en exergue il a transformé « l’individu » en « humanité toute entière » et évidemment en « macho » sans s ‘apercevoir qu’au pied de la lettre l’ensemble de l’humanité n’incluait pas les femmes. En conséquence de 1936 a nos jours la société s’est transformée, les femmes ont le droit a l’existence, et nous , hommes et femmes, sommes entré dans la 3° étape du développement de l’idéalisme, celle dans laquelle l’humanité {hommes et femmes reuni(e)s} est devenue le sujet de la science.

 

Toute la philosophie de Popper consiste a dire que la science est objective, alors que nous découvrons à la perspective de l’immense extension du monde idéaliste des représentations que la science n’’est plus objective mais qu’elle est aussi subjective et dépendante du point de vue de l’observateur. La généralisation victorieuse de l’idéalisme est la conséquence d’une découverte faites en physique des quanta en Allemagne, entre les deux guerres. Puis La mondialisation de l’idéalisme a fait de ces adjectifs innocents et très couramment utilisés dans les relations psychologiques quotidiennes, des concepts qui deviennent contradictoires.

 

Pour illustrer on peut revenir au moment ou Monod pour son prix Nobel qui a fait suite à la parution du « hasard et la nécessité », introduit Karl Popper en France, très fier de ce que le « critère de falsifiabilité » lui permette d’établir les propriétés de l’ADN. Nous sommes en 1970. Il est persuadé d’avoir crée une expérience qui selon le rationalisme critique de Popper est infiniment reproductible et au final objective. Et maintenant, à la suite du décryptage du génome, et dans le contexte de l’épidémie causée par un coronavirus, la recherche génétique, dans son ensemble n’est-elle pas capable de modifier les gènes pour modifier les êtres vivants (plantes, animaux, et humains) ? est-ce que la génétique est encore restée objective ? Les savants dans ce domaine (mais faut-il les appeler encore savants et non pas seulement chercheurs) minimisent la question en disant que dans le domaine de leur ordre de grandeur (plus gros que celui de l’atome mais plus petit que celui de la cellule) leurs observations sont vraies.

 

Les philosophes de la Sorbonne ne s’intéressent pas trop à ce fait que la génétique n’existait pas 50 ans en arrière et qu’elle dépend de ses ordres de grandeur. Jamais aucun de leur maître à penser n’y avait été confronté. Or la voila, qui a poussé en plein milieu de leurs études comme le soulèvement alpin avec une force et une universalité absolument insoupçonnable. Elle emporte tout sur son passage. Elle est trop puissante. Elle est sortie du domaine microscopique à cause de la gestation par autrui (GPA). Dans le domaine de la science elle se situe au point de confusion entre le subjectif et l’objectif, l’homme ayant commencé a se transformer lui même il n’y a que dans l’écologie qu’on peut trouver confiance de conserver une société ouverte.